Selon l'ONG Droit et paix, qui oeuvre pour que le Cameroun, pays abolitionniste de fait abolisse en droit la peine capitale, 77 condamnés seraient encore détenus dans les couloirs de la mort camerounais.

Ces condamnés vivent dans l'incertitude de leur situation depuis 1997, date de la dernière exécution, et certains d'entre eux seraient même enchaînés.

Selon Nestor Toko, président de Droit et Paix, cette "situation viole la Constitution du Cameroun qui garantit à toute personne, sans distinction, le droit à la vie et l'intégrité physique et morale ainsi qu'un traitement humain en toutes circonstances."