Communiqué de presse
Paris, le 12 mai 2015

« Nous sommes confiants dans l’attente de l’audience de la Cour administrative qui est prévue pour demain, le mercredi 13 mai, à Jakarta. L’atmosphère actuelle serait sensiblement différente de celle que nous avons vécue à la fin du mois d’avril dernier, lors de la deuxième vague d’exécutions en Indonésie. Même le ton des médias indonésiens semble bien apaisé, selon nos partenaires locaux », confie Ariane Grésillon, directrice adjointe d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM).

« La suite de la procédure judiciaire pourrait être longue et nous nous concentrons sur les recours juridiques encore existants. Nous sommes combatifs et plein d’espoir! », confirme Sabine Atlaoui, l’épouse de Serge, après la visite dans la prison de ce matin.

ECPM et les 19 ONG partenaires dans la campagne internationale en soutien aux condamnés à mort en Indonésie poursuivent leurs efforts et déclarent être prêts à appuyer toutes les démarches entreprises par Sabine Atlaoui, et l’avocat de Serge, Me Richard Sédillot.

Contact presse
Desislava Raoul, responsable communication ECPM
Tél : 0180877052, portable : 0613262912, E-mail : draoul@abolition.fr

Rappel des faits :
Serge Atlaoui a été arrêté en 2005 dans un laboratoire clandestin destiné à la production d'ecstasy. La Cour suprême indonésienne l’a condamné à mort en 2007. Serge Atlaoui a toujours clamé son innocence.
Le 1er avril 2015, lors de l’audience préliminaire qui examinait la demande en révision de son procès – ultime recours possible – la Cour de Tangerang a donné un avis favorable à la Cour suprême, tout en acceptant les nouveaux témoignages présentés par la défense. Le 21 avril dernier, la Cour suprême a refusé de réviser le procès de Serge Atlaoui, estimant qu’il n’y avait pas de nouveaux éléments.
Le 25 avril, Serge Atlaoui a obtenu un sursis grâce à un dernier recours administratif pour contester le rejet de sa grâce présidentielle.
Le 28 avril, la Philippine Mary Jane Veloso a également obtenu un sursis de dernière minute suite à de nouveaux éléments quant à son procès.
Les 8 autres condamnés ont été exécutés le mardi 28 avril.
Après le rejet de sa demande par le tribunal administratif, Serge Atlaoui a saisi la Cour administrative, qui devait examiner son recours le 7 mai, mais l’audience a finalement été reportée au 13 mai. La décision de cette dernière pouvant être contestée, d’autres voies de recours sont encore envisageables et ouvrent de l’espoir pour le Français. En effet, il semblerait que le ton ait changé à Jakarta et que la justice indonésienne ait choisi de prendre en compte les accusations quant à ses dysfonctionnements.
Si Serge Atlaoui était exécuté, cela ferait de lui le premier français exécuté depuis 38 ans.
En février dernier, ECPM a lancé sa campagne « Ensemble, sauvons Serge Atlaoui et les autres condamnés à mort en Indonésie ! » en partenariat avec :
Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT France), Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH), Agir pour les Droits de l’Homme (ADH), Amnesty international (AI), Collectif Libérons Mumia, Ordre des avocats de Paris, Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), Fédération des Associations Réflexion-Action, Prison Et Justice (FARAPEJ), Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Fédération Nationale des Unions des Jeunes Avocats (FNUJA), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Lutte pour la justice (LPJ), Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Poster for Tomorrow. Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme (RAIDH), Save Innocents, Union internationale des avocats (UIA).