
Aucun des 22 pays de la région n’a aboli la peine de mort. Le Maroc, la Tunisie, l’Algérie notamment n’exécutent plus depuis plus de dix ans, mais condamnent toujours à la peine capitale. D’autres, comme l’Arabie saoudite et l’Iran, pendent ou lapident chacun plus d’une centaine de condamnés chaque année. Qu’elle soit vestige du droit colonial, instrument de coercition de régimes forts, ou appliquée au nom du droit islamique, la peine de mort est inscrite dans le paysage pénal en Afrique du Nord, comme au Moyen-Orient. Malgré tout, des voix s’élèvent pour dénoncer cette pratique ou la questionner. Ils sont députés, juristes, membres de la société civile ou du clergé. Des voix courageuses pour autant de voies vers l’abolition de la peine de mort dans la région.
Au
Maroc, les anciens détenus des "années de plomb" du régime de Hassan II sont aujourd'hui les fers de lance de la société civile. Pour ces hommes et ces femmes qui ont connu l'univers carcéral de très près, le Maroc doit abolir la peine de mort. Des signes encourageants proviennent des associations, médias, partis politiques et, de manière moins affirmée, du Palais royal.
Lire l'article sur le Maroc
En Jordanie, le nombre de crimes passibles de la peine capitale diminue prgressivement. le roi Abdallah II a fait savoir qu'il voulait que son pays soit le premier dans la région à abolir la peine de mort. Il semble, en tout cas, avoir choisi une stratégie: l'abolition par étapes, en réformant progressivement le code pénal.
Lire l'article sur la Jordanie
L'Egypte vit sous état d'urgence depuis 25 ans. La justice y est prononcée par des tribunaux d'exception pour les crimes les plus grave. Récemment, les juges y ont condamné à mort deux terroristes, chose qui ne s'était pas produite depuis neuf ans. Régulièrement visée par le terrorisme, l'Egypte renouera-t-elle avec ces anciennes pratiques?
Lire l'article sur l'Egypte
Voir la situation
pays par pays
Des hommes politiques, acteurs des droits de l'Homme, ou savants de l'Islam s'opposent à la peine de mort, ou acceptent d'ouvrir le débat.
Lire l'interview de
Tariq Ramadan, qui a lancé un appel à un moratoire sur la peine de mort et les châtiments corporels dans le monde musulman, en mars 2005.
Lire l'interview de
Selim el Hoss, ancien Premier ministre Libanais qui n'a jamais signé de décret d'exéctuion.