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17-11-2005

Christiana, Valia, Valentina, Nazia, Snezhana, infirmières bulgares, et Ashraf, médecin palestinien, ont été condamnés à mort en Lybie et croupissent dans les geôles de Tripoli depuis plus de six ans. Le 15 novembre, la Cour suprême devait rendre son verdict quant à la recevabilité ou non de leur appel. Le verdict ajourné dans un premier temps au 31 janvier 2006, est finalement tombé le jour de Noël, le 25 décembre : la Cour suprême a cassé les condamnations à mort. Un nouveau procès s'est ouvert au cours duquel le procureur à réclamé une nouvelle fois la peine de mort contre les infirmières et le médecin. De nouveaux mois de calvaires pour les six otages du pouvoir libyen. ECPM, Avocats sans frontières France, l'Observatoire marocain des prisons, le Festival des Libertés, l'Association Bulgaria France, Sylvie Vartan... appellent plus que jamais à rester mobilisé. Signez l'appel qui a déjà réuni plus de 24 000 signatures!


Mobilisons-nous pour demander leur libération !

POUR TOUT SAVOIR SUR L'AFFAIRE : LE DOSSIER
par Maela Castel

Sept années entre les griffes du pouvoir libyen

Entre 1997 et 1998, plus de 400 enfants et adolescents ont été contaminés par le virus du sida à l'hôpital pédiatrique de Benghazi en Libye. Six ans après, le pouvoir libyen pointe du doigt cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien afin de masquer ses erreurs et la faillite de sa politique de santé. Condamnés à mort le 6 mai 2004 sur la base d'aveux extirpés sous la torture, leur sort est aujourd'hui suspendu à la tenue d'un nouveau procès après le verdict de la Cour suprême du 25 décembre 2005 qui a cassé le premier jugement.

Emmanuel Altit : "Le report a abattu les infirmières"
Maître Emmanuel Altit participe, avec trois autres membres d'Avocats sans frontières, à la défense des cinq infirmières bulgares condamnées à mort en Libye. Le 15 novembre 2005, la Cour suprême devait rendre son jugement confirmant ou infirmant la condamnation à mort des 5 infirmières et du médecin palestinien. Elle a finalement décidé de reporter sa décision. Maître Altit était sur place. Entretien.

L'affaire de Benghazi
La Libye a son scandale du sang contaminé. Mais au lieu de reconnaître ses erreurs et le besoin de réforme du système de santé, le pouvoir de Tripoli a décidé de faire payer des étrangers. Récit d'une affaire plus politique que pénale.

Une mobilisation internationale récente mais massive
Ces derniers mois, médias, diplomates, ministres et présidents, ONG d'Europe et des Etats-Unis, manifestent enfin leur solidarité avec le sort des cinq infirmières et du médecin palestinien condamnés à mort en Libye pour avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants. Des experts médicaux internationaux ont prouvé l'innocence des accusés et démontré la cause de l'infection : la situation sanitaire de l'hôpital d'El-Fatih. Les institutions européennes et les Etats-Unis sont intervenus pour soutenir les efforts visant à trouver une issue équitable au procès en Libye.

La Libye et la peine de mort

Sylvie Vartan : "Notre silence nous rendrait complices " .

Lire le communiqué de presse


COMMENT AGIR ?

En signant notre Appel pétition aux autorités libyennes.
- en ligne.
- en l'imprimant et en l'envoyant avant le 11 novembre à ECPM : 5, rue primatice 75013 Paris : télécharger l'appel au format Pdf.


Renseignements :

Pour la diffusion de l'Appel, ECPM, Emmanuel Maistre au 00 33 1 47 07 61 60 redaction@abolition.fr

Sur le dossier judiciaire : antoinealexiev@yahoo.fr ou info@asf-France.org .

Premiers signataires :

Organisations
ECPM o Avocats sans frontières France o Observatoire marocain des prisons o Festival des Libertés o Association Bulgaria France o APCS Association pour la promotion des carrières sanitaires o Asssociation des étudiants bulgares

Personnalités
Sylvie Vartan o Luc Dardenne, cinéaste o Julia Kristeva o André Glucksmann o Guillaume Denoix de Saint-Marc, Fondation DC 10 d'UTA o Clavel Sandrine, professeur agrégée de droit international privé o Jean Cornil, sénateur, Bruxelles o Yves Pozzo di Borgo, sénateur français o Jack Lang, député français o Vania Tsvetkova, Anastasia Mozer, Iliana Iotova, députées bulgares o Juan d'Oultremont o Françoise Lagrave, Ordre national des médecins o Danielle cadet, coordonnateur des soins hôpital simone veil

Dossier du mois

Informer, éduquer et sensibiliser les jeunes Français à la lutte pour l’abolition universelle !


La Journée Mondiale contre la peine de mort 2009 a rassemblé l’ensemble des volontés abolitionnistes autour d’un même mot d’ordre, d’un même projet réalisé conjointement à travers le monde : «Eduquer à l’abolition». ECPM depuis des années en a fait un des axes de son action qui s’illustre aujourd’hui à travers le développement d’un programme pédagogique auprès des élèves mis en œuvre avec le soutien des régions Basse Normandie et Ile de France et du Gouvernement français: afin de créer dans les collèges et lycées franciliens le débat et la réflexion sur l’abolition de la peine de mort et la question du sens de la peine.

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Ali HASSAN AL MAJID

HASSAN AL MAJID Ali
(Irak)

Ali Hassan al Madjid, dit «Ali le chimique» a été exécuté le 25 janvier 2010.

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