Voici le dernier « Mail de l’abolition spécial Congrès » format bilingue. En effet, à partir de septembre, le MAB reprendra son format habituel centré autour de la réflexion et l’information de l’actualité abolitionniste.

Nous espérons pouvoir le maintenir dans les mois à venir en français et en anglais. Nous lançons d’ailleurs un appel auprès de nos lecteurs, souvent experts de l’abolition, à venir rejoindre les nombreux rédacteurs militants et bénévoles qui font du MAB une des rares publications internationales de référence sur l’abolition de la peine de mort.

Vous pouvez continuez à nous suivre sur Facebook et Twitter afin de partager avec nous une information malheureusement dense et souvent tragique.

1+1= 1 500 : le bilan incroyable des quatre jours du 5e Congrès mondial

Nous partagerons avec vous prochainement un bilan politique des avancés et des innovations du 5e Congrès mondial, mais en attendant il est intéressant de s’arrêter sur quelques chiffres marquant de ces quelques jours. Comme disait Pythagore : « Toute chose est nombre. »

Pour ceux qui n’ont pas pu être présents, le Congrès mondial, ce fut :

  • près de 1 500 congressistes, qui ont participé aux 4 jours de débats, provenant de 91 pays des 5 continents ;
  • 16 ministres présents aux cérémonies officielles, ainsi que 250 diplomates et ambassadeurs et 4 lauréats du Prix Nobel de la paix ;
  • 21 débats réunissant 85 intervenants, 15 modérateurs, 36 interprètes dans 7 langues différentes ;
  • 105 bénévoles, 250 journalistes dont 25 journalistes venant de pays rétentionnistes ;
  • 9 collèges et lycées français et espagnols qui ont participé au projet « Dessine-moi l’abolition », 16 musiciens composants la batucada qui a escorté la marche finale ;
  • plus de 5 000 cartes de visites échangées, 16 side-events inter-ONG ou ONG-OIG, des centaines de rencontres formelles ou informelles et 1 déclaration finale.

500 : les chiffres ronds de la folie

Un autre chiffre marquera le mois qui vient de passer : 500.

Le mercredi 26 juin à 18 heures, à Huntsville au Texas, Kimberly McCarthy a été exécutée par injection létale. C’est la 500e exécution dans cet État depuis le rétablissement de la peine capitale aux États-Unis en 1976.

Kimberly était une grand-mère de 52 ans tuée par l’obsession de quelques uns.

-1-1 = -2 ≠ 0

Hugo Pratt faisait dire à son héro de bande dessiné, Corto Maltese : « La vengeance ne remplacera jamais la perte d’un ami. » Nul ne peut ramener sur terre un être cher défunt, même pas la mise à mort de son meurtrier.

Cela n’est en tout cas certainement pas une addition à somme nulle, mais bien la souffrance rajoutée à la souffrance. Cette réflexion devrait pouvoir nourrir ceux qui recherchent l’apaisement et la justice.

C’est pour ce combat pour les droits humains et la justice que nous nous battons au quotidien. Nous avons besoin de vous dans cette lutte. Rejoignez-nous à Ensemble contre la peine de mort (ECPM).

Raphaël Chenuil-Hazan
Directeur général ECPM