Le photographe Toshi Kazama, établi à New York, a commencé à prendre des photos concernant la justice et la peine de mort en 1996. Ses photos sont prises aux Etats-unis et à Taiwan : les jeunes délinquants prisonniers et condamnés à mort, les familles des victimes, les lieux d’exécution, les paysages de prisons, les scènes de crime…

« Je ne pourrai jamais m'habituer à l'idée de personnes qui sont exécutées. La nuit précédant l’exécution de détenus que j’ai photographiés, je ne peux pas dormir. Je vais même pleurer et tomber dans la déprime ».
Sa première rencontre avec un condamné, c’était avec Michael Barnes, 16 ans. « Je m'attendais à voir un monstre, mais la personne qui se tient devant moi était un adolescent. Il aurait pu être un camarade de classe de mon fils. ». Barnes était-il coupable ou non ? Il était bien présent sur les lieux, il y avait d'autres empreintes digitales sur les lieux du crime, il était arriéré mental. Pour le photographe, la procédure phagocyte la justice « lorsque nous nous concentrons sur la peine de mort, nous abandonnons la possibilité de résoudre le problème ».
" Si vous voulez vraiment voir quels sont les problèmes qui affligent un pays et sa société, visitez ses prisons. "

Parmi les photographies de l’exposition de Kuala Lumpur : une photographie souriante de Sean Sellers – le premier mineur exécuté en Oklahoma – ; une table pour le dernier repas d'un détenu ; une chambre d'exécution à Taïwan ; une chambre des témoins (de l’exécution).

Du 11 au 16 novembre, Kuala Lumpur (Malaisie), exposition photo « Pleins feux sur la vie » organisée par la délégation de l’Union européenne, le Haut Commissariat britannique et le Barreau des avocats de Malaisie, dans le cadre d'une campagne visant à abolir la peine de mort en Malaisie.

Liens New Straits Times , Barreau de Malaisie