Un homme et ses deux femmes ont été pendus au Kurdistan après avoir été condamnés pour l’enlèvement, le viol et le meurtre de deux petites filles en 2011 et 2012, selon le média kurde Rudaw. La sentence fut prononcée par le juge Abdulrahman Zebari en avril 2014.

Ces exécutions marquent la fin du moratoire de fait au Kurdistan où le président du Gouvernement régional Masoud Barzani refusait jusqu’à présent, et ce depuis 2008, de signer tout ordre d’exécution, cas de terrorisme exclu.

Son revirement serait justifié par la demande grandissante de la population de punir un crime « d’une si grande cruauté », selon Rudaw.

205 condamnés à mort se trouveraient aujourd’hui dans les prisons kurdes. Ce nombre a augmenté depuis les années 1990 quand le gouvernement Régional du Kurdistan a mis en place des courts autonomes, indépendantes du système judiciaire irakien.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Zeid Ra’ad, et le représentant spécial des Nations Unies pour l’Irak, Nickolay Mladenov, ont exhorté l’Irak à imposer un moratoire sur la peine de mort et ont appelé la région du Kurdistan à l’abolir la peine capitale.