Genève 2010 : pour une alliance abolitionniste à tous les niveaux
Le 4e Congrès mondial contre la peine de mort a rassemblé du 24 au 26 février à Genève des acteurs abolitionnistes de tous horizons. Les trois jours de travaux se sont conclus par un appel à la collaboration avec les Etats abolitionnistes et les institutions internationales.
Après une cérémonie d’ouverture marquée par la présence de nombreux dirigeants politiques internationaux, les congressistes se sont réunis au Centre international de conférences de Genève.
Passés les stands colorés des organisations abolitionnistes de tous horizons réunis dans le hall d’entrée, les couloirs feutrés du CICG bruissaient des conversations des militants et des annonces pour les nombreuses réunions thématiques - rôle des avocats, utilisation d'internet par le mouvement abolitionniste, discrimination dans l'administration de la peine capitale... - ou géographiques, de l'Asie à l'Afrique en passant par le Moyen-Orient et les Caraïbes. Le Congrès s'est achevé le 26 février par une cérémonie solennelle en présence de l'iranienne Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix, Sr Helen Prejean, figure abolitionniste américaine, ou encore Micheline Calmy Rey, cheffe du département fédéral des Affaires étrangères suisse.
Si les journées ont été denses en réflexions, les soirées ont fait la part belle à l'émotion. Jeudi soir, la voix de la chanteuse Emily Loizeau a permis aux congressistes de respirer entre les témoignages bouleversants de citoyens ordinaires dont la vie a basculé lorsque la peine de mort est entrée dans leur vie.
Outre la poignante représentation de la pièce de théâtre tirée du roman de Victor Hugo Le dernier jour d’un condamné mercredi soir, les artistes ont aussi manifesté leur présence dans les allées du Congrès mondial avec des expositions de dessins et de photographies ainsi qu’une installation artistique mettant en scène une macabre chaise électrique.