Trois condamnés à mort ont été pendus vendredi 7 décembre au Japon, portant à neuf le nombre d'exécutions capitales dans le pays en 2007. Pour la première fois, le ministère de la justice a publié les noms des condamnés exécutés : Seiha Fujima, Hiroki Fukawa et Noboru Ikemoto.

Le 25 décembre 2006, les autorités japonaises avaient envoyé à la potence quatre condamnés, mettant un terme à un moratoire de facto de plus de quinze mois en raison des convictions abolitionnistes du ministre de la Justice de l'époque, l'avocat bouddhiste Seiken Sugiura.

Pour qu'un condamné soit pendu, la loi japonaise exige qu'un ordre d'exécution soit personnellement signé par le ministre de la Justice. Or, M. Sugiura avait toujours refusé de parapher ces arrêts de mort. M. Sugiura a quitté le gouvernement en septembre 2006 et ses deux successeurs au ministère de la Justice, Jinen Nigase et l'actuel titulaire du portefeuille Kunio Hatoyama, se sont déclarés partisans de la peine capitale. M. Hatoyama a plaidé récemment pour une accélération du rythme des mises à mort.

Le nombre de condamnés attendant dans les couloirs de la mort japonais après avoir épuisé toutes les voies de recours dépasse actuellement la centaine.