Le nouveau ministre de la Justice japonais a indiqué lundi 31 octobre, qu’il refuserait de signer tout ordre d’exécution durant son mandat. Nommé le jour même à la suite d’un remaniement ministériel, Seiken Suguria s’est prononcé contre la peine de mort lors d’une conférence de presse affirmant qu’il souhaitait « organiser des consultations sur le statut de la peine de mort. » « J’ai le sentiment qu’à long terme, nous évoluerons vers l’abolition » a-t-il ajouté. Par la suite, sous la pression de la présidence japonaise, le nouveau ministre est revenu sur ses déclarations affirmant qu’il « n’avait pas tenu ces propos en tant que ministre de la justice, mais d’un point de vue de sa philosophie personnelle. »

Déjà entre 1989 et 1993, la peine capitale avait été suspendue au Japon par décision du ministre de la justice de l’époque, Megumi Sato, qui, en tant que Bouddhiste, refusait son application. Le Japon exécute en moyenne deux personnes par an. Selon un sondage gouvernemental réalisé au mois de février 2005, 81% des Japonais seraient favorable au châtiment suprême.