Le 25 septembre 2007, le ministre japonais de la Justice, Kunio Hatoyama, a exprimé le souhait de voir tous les condamnés à mort pendus dans les six mois qui suivent la confirmation définitive de leur sentence. Cette règle, prévue par la loi nippone, n’est pas appliquée dans les faits : la plupart des condamnés à mort nippons attendent leur exécution pendant des années.

M. Hatoyama a suggéré que l'obligation pour le ministre de la justice de signer les arrêts de mort soit supprimée afin d'accélérer les exécutions , il veut dégager cette fonction d’une telle responsabilité en privilégiant un système d’exécution systématique.

Parmi les critiques, Koichi Kikuta, professeur émérite de criminologie à l'université Meiji de Tokyo, a qualifié la proposition du ministre

«non seulement d’irresponsable, mais de très dangereuse puisqu'elle ouvrirait la voie à une justice libérée d’un ultime contrôle de l’exécutif.»

Une centaine de condamnés à mort ayant épuisé tous les recours attendent actuellement leur exécution dans les couloirs de la mort japonais , le Japon est le seul pays industrialisé, avec les Etats-Unis, à pratiquer la peine de mort, malgré un taux de criminalité parmi les plus faibles du monde.