Mardi 22 juillet, une équipe de parlementaires japonais a obtenu pour la première fois le droit d’inspecter certaines chambres d’exécution.

Selon le Ministre de la justice, Mayumi Moriyama, les membres du Comité de Justice pourront inspecter les chambres d’exécution dans une des prisons de Tokyo. Fait extrêmement rare dans un système carcéral où la détention de condamnés à mort est longtemps restée secrète et dénoncée en tant que telle par les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Les dernières visites de chambre d'exécution par des personnes extérieures au système pénitentiaire remontent à 1973.

Les parlementaires pourront ainsi juger des conditions de détention dans le couloir de la mort. Dernièrement, le meurtre d’un détenu par un gardien avait suscité de nombreuses critiques à travers le pays.

Au Japon, le ministère de la Justice refuse de rendre public le nom des détenus exécutés et d’annoncer les exécutions à venir. Ce n’est qu’à partir de 1998 que le gouvernement a admis qu’il pratiquait la peine capitale.

A ce jour, 57 détenus attendent dans les couloirs de la mort japonais.