Trois condamnés à mort pour meurtre ont été pendus le 11 septembre au Japon, ce qui porte à 13 le nombre d'exécutions capitales depuis le début de l'année dans le pays, le nombre le plus élevé en 33 ans. Elles portent en outre à 26 le nombre d'exécutions depuis le 25 décembre 2006, date de la rupture d'un moratoire de facto de quinze mois sur l'application de la peine capitale.

Au Japon, chaque exécution doit être approuvée par le ministre de la Justice en personne pour pouvoir être menée. Il s'agit des premières exécutions ordonnées par le ministre de la Justice Okiharu Yasuoka depuis sa nomination le 1er août dernier. Son prédécesseur, Kunio Hatoyama, avait signé un nombre record de 13 arrêts de mort.

«J'ai accompli fermement mon devoir de responsable du respect de la loi et de l'ordre»

a déclaré M. Yasuoka lors d'une conférence de presse.

Yasuoka doit démissionner à la fin du mois de septembre (à l’heure où nous imprimmons, le nouveau gouvernement japonais n’a pas encore été constitué, ndlr), en même temps que le reste du gouvernement en raison du départ du premier ministre Yasuo Fukuda, mais peut toutefois retrouver son poste dans le prochain gouvernement.