Le 23 août 2007 à l’aube, trois sexagénaires ont été pendus au Japon.

Malgré le refus habituel des autorités de communiquer l’identité de ces personnes, selon Amnesty International, il s'agit de Kozo Segawa, 60 ans, de Yoshio Iwamoto, 63 ans, et de Hifumi Takezawa, 69 ans.
Segawa avait été condamné à mort en 2001 pour le meurtre d'un couple lors d'un cambriolage. Iwamoto avait été reconnu coupable en 2001 de deux meurtres lors d'attaques à main armée. Enfin, Takezawa avait été condamné en 2000 pour trois meurtres commis dans les années 1990. Ce dernier a pourtant, selon Amnesty International, été diagnostiqué d’un handicap mental suite à une attaque cardiaque, handicap qui le rendaient paranoïaque et agressif.

Le Conseil de l'Europe a dénoncé ces exécutions comme "inadmissibles", René Van der Linden, président de l'Assemblée parlementaire du Conseil, ayant tenu à rappeler que "la peine de mort n'a pas de place dans le système moderne civilisé et son application relève de la torture et des peines inhumaines ou dégradantes au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme".

Depuis décembre dernier, dix personnes ont été exécutées au Japon. On dénombre actuellement 103 détenus dans les couloirs de la mort du pays, contre une soixantaine il y a une dizaine d'années. Un certain nombre de ces condamnés est très probablement atteint de handicap mental.