A l’occasion de la conférence interrégionale contre la peine de mort en Afrique centrale, organisée par Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et l’association congolaise Culture pour la paix et la justice, qui s’est tenue à Kinshasa les 30 et 31 Mars, Monsieur Alexis Thambwe Mwamba, Ministre des affaires étrangères en République démocratique du Congo a annoncé officiellement que son pays allait mettre en place un moratoire irréversible sur les exécutions. Monsieur Luzolo Bambi, ministre de la justice a, quant à lui, déclaré être favorable à une abolition « responsable » concomitante à une réforme du système pénitentiaire congolais afin de garantir la certitude de la peine effectuée.

Ces annonces officielles confirment la tendance abolitionniste de la République démocratique du Congo qui observe un moratoire sur les exécutions depuis 2003 et dont la Constitution entrée en vigueur en 2006, stipule dans les articles 16 et 61 le droit à la vie de tout être humain.

Lors de cette conférence, Raphaël Chenuil-Hazan, directeur d’ECPM a déclaré « qu’après l’abolition de l’esclavage et de la torture, l’abolition de la peine de mort est devenue un combat universel pour l’humanité. La RDC doit avoir une volonté politique forte pour agir dans le sens de l’abolition, étant donné que de nombreux pays voisins de la RDC l’ont déjà abolie (Angola, Burundi, Gabon, Rwanda, …) ». Maître Lievin N’Gondji, président de l’association Culture pour la paix et la Justice et coordinateur de la Coalition contre la peine de mort d'Afrique centrale et de l'Est, a quant à lui « appelé les députés congolais à légiférer contre la peine de mort à l’instar du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda car l’abolition de la peine de mort est une des victoires que l’humanité doit remporter ».

Lire la déclaration finale de la conférence sur l'abolition de la peine de mort en Afrique des Grands Lacs
Lire le communiqué de presse de la RDC sue la conférence de Kinshasa