Militante abolitionniste depuis toujours, Khadija Rouissi, députée marocaine du Parti Authenticité et modernité (PAM) et vice-présidente du Parlement marocain, est depuis 2013, la coordinatrice du Réseau des parlementaires marocains contre la peine de mort. Ce réseau, qui compte actuellement 208 membres, a pour ambition de lancer le débat de l’abolition de la peine de mort au Parlement marocain, de dénoncer les conditions de vie des prisonniers dans les couloirs de la mort et d’encourager les autres pays abolitionnistes de fait ou rétentionnistes à développer des actions visant à l’abolition totale et définitive.

A l’occasion du 1er séminaire parlementaire sur l’abolition de la peine de mort dans la région du Nord de l’Afrique Moyen Orient (MONA), qui s’est tenu les 9 et 10 octobre, organisé par Ensemble contre la peine de mort (ECPM), le ministère français des Affaires étrangères, l’Assemblée nationale et le Sénat, Khadija Rouissi a réaffirmé son aversion pour cette peine inhumaine en regrettant que « certains refusent toujours de discipliner les émotions vengeresses, individuelles et collectives, face aux crimes, même les plus odieux, qu’ils aiment citer en exemple en pensant légitimer leur barbarie. »

Dans l’objectif d’une abolition qu’elle espère prochaine au Maroc, notamment de par l’instauration du droit à la vie dans la nouvelle Constitution marocaine, Khadija Rouissi a engagé ses homologues des autres pays de la région MONA à continuer le combat pour cette cause si noble au-delà du séminaire afin de faire évoluer les mentalités dans chacun des pays de la région. Espérons que cette invitation sera suivie de nombreuses initiatives dans la région MONA.

A l’issue de ce séminaire, ECPM souhaite saluer le courage politique et la détermination sans faille de Khadija Rouissi, qui porte en elle l’espoir d’abolition au Maroc à travers le réseau des parlementaires, soutenue par les membres de la société civile marocaine dont notamment la Coalition marocaine contre la peine de mort.


Marianne Rossi