Suite à l’invasion américaine de l’Irak en mars 2003, plusieurs proches de Saddam Hussein ont été arrêtés, emprisonnés et jugés par le Tribunal Spécial Irakien (TSI). Ainsi, Abid Hamid Mahmoud, ancien secrétaire et garde du corps personnel du président Saddam a été condamné à mort le 26 octobre 2010 et pendu le 7 juin 2012, selon le porte-parole du Ministère irakien de la justice.

Le même sort semble attendre M. Tariq Aziz, ancien ministre des Affaires étrangères et Vice-Premier ministre de Saddam Hussein et M. Sadoun Shakir, ancien ministre de l’intérieur. Après s’être rendu aux autorités américaines, le premier a d’abord été condamné à une peine de 22 annéess de prison pour l’exécution de commerçants et pour le déplacement forcé de membres de la communauté kurde puis condamné à mort, en Octobre 2003. M. Sadoun Shakir a, quant à lui, été reconnu coupable d’avoir participé aux mesures de répression ayant visées les opposants politiques irakiens. Il a été condamné à la même peine. Dès lors et suite à l’exécution de Abid Hamid Mahmud, les deux anciens responsables risquent d’être exécutés à tout moment.

Pour rappel, la peine de mort a largement été utilisée sous la présidence de Saddam Hussein et faisait partie intégrante des moyens de répression du régime. Suite à la chute du leader irakien, l’application de la peine de mort a été suspende par l’Autorité provisoire de la coalition et la constitution provisoire n’y faisait pas référence. Toutefois, en aout 2004, le gouvernement irakien rétablit la peine de mort pour homicide, séquestration de personnes et trafic de stupéfiants.

Depuis, le rythme des exécutions est alarmant dans le pays atteignant, pour le premier semestre 2012, un peu plus de 70, selon Amnesty International.