C’est une grande victoire pour le mouvement abolitionniste. Madagascar a aboli la peine de mort ce mercredi 10 décembre à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme. Sur « l’Ile rouge » de l’Océan indien, les exécutions n’avaient plus lieu depuis 1958 mais la peine de mort restait encore inscrite dans le code pénal. Madgascar était donc un pays abolitionniste de fait qu’il fallait faire basculer dans le camp des abolitionnistes de droit.

L’année dernière, des signes encourageants avaient été obtenus. Le 10 octobre 2014 à Antananarivo, un atelier de sensibilisation, organisé par Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies et le ministère de la Justice avec le soutien de l’ACAT Madagascar, de la FIACAT et de la Coalition mondiale contre la peine de mort, avait permis de réunir le représentant du président de l'Assemblée nationale, huit députés, de nombreux responsables et membres d’organisations de la société civile, des représentants d'organismes onusiens et de plusieurs ambassades européennes pour discuter de la peine de mort à Madagascar. Dans une Déclaration finale, les participants avaient alors salué « les mesures prises par l’Assemblée nationale pour l’élaboration d’une proposition de loi portant abolition de la peine de mort » et encouragé le président de l’Assemblée, Jean Max Rakotomamonjy, « à l’inscrire à l’ordre du jour de la session d’octobre 2014 ».

Les 99 députés ont voté pour abolition et aucun contre. « Il y avaient eu des discussions très intenses, mais ça n’a pas empêché le vote de cette loi à l’unanimité au niveau de l’Assemblée nationale », s’est réjoui, au micro de RFI, Jean Max Rakotomamonjy

Madagascar devient ainsi le 18e État membre de l’Union africaine à avoir aboli la peine de mort pour tous les crimes.

Camille SARRET
ECPM

C’est une grande victoire pour le mouvement abolitionniste. Madagascar a aboli la peine de mort ce jeudi 10 décembre à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme. Sur « l’Ile rouge » de l’Océan indien, les exécutions n’avaient plus lieu depuis 1958 mais la peine de mort restait encore inscrite dans le code pénal. Madgascar était donc un pays abolitionniste de fait qu’il fallait faire basculer dans le camp des abolitionnistes de droit.

L’année dernière, des signes encourageants avaient été obtenus. Le 10 octobre 2013 à Antananarivo, un atelier de sensibilisation, organisé par Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies et le ministère de la Justice avec le soutien de l’ACAT Madagascar, de la FIACAT et de la Coalition mondiale contre la peine de mort, avait permis de réunir le représentant du président de l'Assemblée nationale, huit députés, de nombreux responsables et membres d’organisations de la société civile, des représentants d'organismes onusiens et de plusieurs ambassades européennes pour discuter de la peine de mort à Madagascar. Dans une Déclaration finale, les participants avaient alors salué « les mesures prises par l’Assemblée nationale pour l’élaboration d’une proposition de loi portant abolition de la peine de mort » et encouragé le président de l’Assemblée, Jean Max Rakotomamonjy, « à l’inscrire à l’ordre du jour de la session d’octobre 2014 ».

Les 99 députés ont voté pour abolition et aucun contre. « Il y avaient eu des discussions très intenses, mais ça n’a pas empêché le vote de cette loi à l’unanimité au niveau de l’Assemblée nationale » a s’est réjoui, au micro de RFI, Jean Max Rakotomamonjy

Madagascar devient ainsi le 18e État membre de l’Union africaine à avoir aboli la peine de mort pour tous les crimes.