Pour la deuxième année consécutive et sur proposition d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM), la ville de Paris illuminera le 30 novembre la maison de Victor Hugo dans le cadre de la Journée mondiale des « Villes pour la vie / Villes contre la peine de mort » (Cities for life).

La Journée mondiale des « Villes pour la vie / Villes contre la peine de mort » a été lancée par la Communauté de Sant’Egidio le 30 novembre 2002, date anniversaire de la première abolition de la peine capitale dans le monde par le Grand-Duché de Toscane en 1786.
Dans le cadre de cette initiative, il est demandé à chaque ville partenaire de proposer un geste visible aux yeux des habitants et du monde. Ce geste qui consiste de préférence à illuminer un monument important de la ville, s’accompagne de la décision par le conseil municipal d’adhérer au Moratoire universel et de s’engager concrètement dans la sensibilisation de la société civile.

Cette année, plus de 1200 villes illumineront en rouge un monument pour illustrer leur engagement abolitionniste.
La ville de Paris, a choisi d’illuminer la maison de Victor Hugo (6 place des Vosges – Paris), lieu au combien symbolique quand on sait que l’écrivain s’est engagé toute sa vie à travers ses écrits (Le dernier jour d’un condamné à mort, Claude Gueux) et son mandat de député à l’Assemblée nationale où il tenta le 15 septembre 1948, par un discours remarquable (« Messieurs, il y a trois choses qui sont à Dieu et qui n'appartiennent pas à l'homme : l'irrévocable, l'irréparable, l'indissoluble. Malheur à l'homme s'il les introduit dans ses lois. Tôt ou tard elles font plier la société sous leurs poids, elles dérangent l'équilibre nécessaire des lois et des mœurs, elles ôtent à la justice humaine ses proportions ; et alors il arrive ceci, réfléchissez-y, messieurs, que la loi épouvante la conscience »), de convaincre les députés de voter l’abolition.

ECPM, la Mairie de Paris et la Communauté de Sant’Egidio souhaitent que cette initiative renouvelée cette année, rappelle aux parisiens les raisons qui ont justifié et continuent de le faire, l’abolition de la peine de mort en France et espèrent que cette lumière rouge parviendra à éclairer un peu le quotidien des 20 000 condamnés à mort à travers le monde et pour lesquels ce châtiment d’un autre temps reste une réalité.

Marianne Rossi