Initiée par Ensemble contre la peine de mort (ECPM) en février dernier, la mobilisation pour sauver Serge Atlaoui et les autres condamnés à mort en Indonésie, se poursuit et se renforce. Après un double rassemblement, organisé à Paris et à Metz le 24 mars dernier, un appel aux dons est lancé. ECPM a ouvert des espaces dédiés à la campagne sur son site et sur les réseaux sociaux. Vous avez déjà été nombreux à faire preuve de générosité. Mais nous avons encore besoin de votre soutien financier.

Afin d'aller au bout de ses recours, Serge Atlaoui est contraint de prendre en charge les frais liés à la procédure. Chaque démarche judiciaire et administrative est payante. Parmi elles : demande de révision du procès, transport pour se rendre au tribunal, situé à plus de 7h de train de la prison, escorte policière imposée… Comme le confie son épouse, Sabine Atlaoui, « en plus de la bataille juridique, nous menons aussi une bataille financière ». « J’encourage vivement l’initiative d’ECPM ! Votre soutien nous redonne de l’espoir et nous permettra de continuer notre combat ! »

Sur le front médiatique, ECPM mène aussi campagne. Les plus grands médias nationaux ainsi que la presse régionale ont répondu présents. France Télévision, BFM TV, LCI, France 24, l'Agence France Presse, RTL, France Info, RFI, Le Monde, Libération, Le Parisien, L'Express, 20 minutes, Métronews, Le Républicain Lorrain, L’Est Républicain, Vosges Matin, France 3 Lorraines, etc. Que ce soit en presse écrite ou sur le web, sur les ondes radio ou en télé, les journalistes ont fait témoigner les proches de Serge, ont rendu compte des dernières développements juridiques et ont mis en lumière les problématiques de la peine de mort en Asie et dans le reste du monde. Un travail de fond qu'ECPM salue.

Aujourd'hui, pas question de relâcher la pression. D'autant que le recours déposé par les deux Australiens, également condamnés à mort en Indonésie pour trafic de drogue, a été rejeté le 6 avril dernier. Le tribunal administratif s'est déclaré incompétent pour examiner leur recours en grâce. Ils pourraient être exécutés prochainement, à l'instar des autres étrangers en attente de décisions de justice. Dans ce contexte, le sort de Serge Atlaoui reste toujours aussi incertain.

Par Camille Sarret