Le 4 mars dernier, dix mois après une première reprise des exécutions, cinq nouveaux condamnés à mort, Guang Chung-yen, Wang Kuo-hua, Chung Teh-shu, Wang Chih-huang et Chuang Tien-chu, ont été exécutés à Taïwan. Ces exécutions sont survenues quatre semaines après que le Président Ma Ying-jeou a présenté des excuses officielles pour l’exécution d’un innocent (Chiang Kuo-ching) en 1997.

A Taïwan, il n’existe pas de procédure permettant aux personnes, sous le coup d’une condamnation à mort, de former un recours en grâce ou de demander une commutation de peine pourtant reconnu par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel Taïwan est partie et qu’il est juridiquement tenu d’appliquer.