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<title>Abolition.fr</title>
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<description>Fil d'information sur la peine de mort par ECPM - Abolition.fr</description>
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<dc:date>2010-03-10T19:53:17+01:00</dc:date>
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<title>Le Congrès mondial s’achève sur des mots d’espoir</title>
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<description>&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/final.jpg&quot; alt=&quot;Final&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Les discours galvanisateurs des participants à la cérémonie solennelle qui a clôturé le 4e Congrès mondial contre la peine de mort ont donné espoir aux congressistes avant leur retour chez eux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mario Marazziti, Coalition mondiale contre la peine de mort :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
« Donnons aux enfants de la nouvelle génération un monde sans peine de mort. La peine de mort est malade et affaiblie. C’est une bonne nouvelle. »&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix iranienne :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
« La route est longue, mais nous n’allons pas perdre espoir, vu tout le chemin que nous avons parcouru. Très bientôt nous réaliserons notre rêve commun, j’en suis convaincue. »&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;object width=&quot;340&quot; height=&quot;191&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9858811&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff0000&amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9858811&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff0000&amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; width=&quot;340&quot; height=&quot;191&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sœur Helen Prejean, figure abolitionniste américaine :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
« Nous devons raconter les histoires, témoigner, éveiller les gens. Partons d’ici et gardons ce feu vivant, unissons nous dans les différents projets. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Message du président mongol Elbegdorj Tsakhia :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
« En tant que président de la Mongolie , je n’ai aucune intention de baisser la garde, je continuerait cette lutte »&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.worldcoalition.org/modules/wfdownloads/singlefile.php?cid=32&amp;lid=308&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;&quot;&gt;Télécharger le message du président Elbegdorj (en anglais)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Antoinette Chahine, ancienne condamnée à mort libanaise :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
« Je suis là pour clamer haut et fort que je suis contre la peine de mort. Chaque lettre fut pour moi un rayon de soleil bénéfique lors de ma détention. Oui à la vie, non, non à la peine de mort ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Robert Badinter, sénateur français :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
« Se prononcer contre la peine de mort est une exigence morale, lutter contre les exécutions est un impératif absolu de tous les moments. Tant que dans ce monde cruel on pendra, on gazera, on empoisonnera, on fusillera des êtres humains, nous ne devrons pas connaître de repos. Il y a pour nous une exigence première. C’est à vous, militants abolitionnistes, sel de la terre, qu’il appartient de sauver des vies. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1304&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;&quot;&gt;Lire la déclaration finale du Congrès&lt;/a&gt;</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
</item>
<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1349">
<title>Au-delà des débats, l’émotion des victimes</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1349</link>
<description>&lt;strong&gt;Un large public s’est donné rendez-vous au Bâtiment des Forces Motrices de Genève jeudi soir pour écouter le témoignage poignant de treize victimes aux destins tragiques liées par leur engagement pour l’abolition.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/victimes4.jpg&quot; alt=&quot;Victimes&quot; /&gt;Qu’ils aient perdu leur père, leur sœur, leur enfant, leur ami dans un assassinat d’Etat ou criminel, leurs récits de vie reflètent un rapport différent mais toujours opposé à la peine de mort.&lt;br /&gt;
Comme l’a souligné Arnaud Gaillard, coordinateur du Congrès mondial, « il est important de comprendre ce que représente la peine de mort de façon émotionnelle au-delà des débats politiques ».&lt;br /&gt;
Beaucoup d’émotion se lisait dans le regard des spectateurs littéralement pendus aux lèvres de ces orateurs hors du commun. Des déclarations touchantes et d’autres suscitant l’admiration comme celles des trois adolescents Américains fondateurs de l’organisation Kids Against the Death Penalty, dont le courage a été salué par un tonnerre d’applaudissements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Regardez des extraits des témoignages des victimes :&lt;br /&gt;
&lt;object width=&quot;340&quot; height=&quot;191&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9814515&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff0000&amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9814515&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff0000&amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; width=&quot;340&quot; height=&quot;191&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1350&quot; hreflang=&quot;null&quot; title=&quot;null&quot;&gt;Regardez d'autres témoignages en anglais&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'audience a retenu son souffle, quand Sandrine Ageorge a réussi à joindre par téléphone l'avocat de son mari Hank Skinner, en attente d'exécution dans le couloir de la mort au Texas. Un coup de fil suivi d'un autre tout aussi extraordinaire, celui du condamné à mort Mumia Abu-Jamal, que le public a pu entendre témoigner en direct sur sa vie en prison.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/victimes6.jpg&quot; alt=&quot;Victimes&quot; align=&quot;right&quot; /&gt;La soirée a été rythmée par les interludes musicaux d’une Emily Loizeau visiblement très émue par les différents témoignages. « Je ne cesse d’être choquée qu’une telle barbarie puisse encore exister dans des pays civilisés comme les nôtres », a-t-elle déclaré.&lt;br /&gt;
A la sortie, les propos d'un groupe de lycéens genevois montrent que la soirée les a remués : « On a eu la chair de poule, les témoignages étaient vraiment forts. Voir la force de ces gens malgré les malheurs qu'ils ont pu traverser nous a donné de la force et l'envie de s'impliquer et combattre à leurs côtés. »</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1348">
<title>Les technologies numériques pour démultiplier le militantisme</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1348</link>
<description>&lt;strong&gt;Kathy Brown, une informaticienne anglaise, n’a rien du militant abolitionniste typique. Elle n’est ni avocate engagée dans une ONG, ni étudiante en science politique. Mais à travers internet, elle est devenue un membre actif de la communauté abolitionniste.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/Online_Kathy.jpg&quot; alt=&quot;Kathy Brown&quot; /&gt;Elle a récemment lancé le site &lt;a href=&quot;http://www.theoptimismclub.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;&quot;&gt;TheOptimismClub.com&lt;/a&gt;. « The Optimism Club est né le 29 décembre 2009, tôt le matin, lorsqu’un groupe de personnes vaguement liées sur Twitter et Facebook ont fait leur possible pour sensibiliser les internautes au sort et à l’exécution imminente d’Akmal Shaikh, un Britannique probablement handicapé mental qui s’était laissé tromper et avait transporté de la drogue en Chine », écrit-elle sur le site, qui est ouvert à des contributions écrites du public.&lt;br /&gt;
L’initiative de Brown illustre le potentiel que les outils de communication en ligne peuvent libérer pour rassembler des personnes opposées à la peine de mort. Elle résume son approche en quelques mots : « J’avais un blog et je me suis dit : &quot;Il faut faire quelque chose.&quot; »&lt;br /&gt;
Lors de l’atelier sur les stratégies de communication numérique du Congrès mondial, auquel elle participe, les intervenants racontent des histoires très proches.&lt;br /&gt;
L’écrivain et blogueur chinois Yang Henjun rapporte qu’il a écrit un billet sur le Congrès quatre jours auparavant. « 200 000 personnes l’ont lu et 2 000 ont posté des commentaires en me demandant de leur dire ce qui se passe ici. » Dans des pays où le canaux habituels de communication sont bloqués par la censure, les blogs et d’autres formes de communication en ligne informelles semblent constituer une alternative intéressante pour faire passer le message abolitionniste.&lt;br /&gt;
Tout en discutant de ces questions avec le public, Yang publie des messages sur Twitter depuis son ordinateur portable.&lt;br /&gt;
Simon Shepherd, fondateur de l’ONG britannique Death Watch International, présente un nouveau projet web qui vise à aider les militants individuels à entrer en contact entre eux et avec les organisations abolitionnistes.&lt;br /&gt;
« Si vous êtes à Dakar et que vous êtes contre la peine de mort, comment contactez-vous des gens du même avis ? », demande-t-il. Avec le &lt;a href=&quot;http://deathpenaltyaction.net/&quot;  title=&quot;&quot;&gt;Réseau d’action contre la peine de mort&lt;/a&gt;, il espère rendre la réponse à cette question plus facile à trouver et aider le mouvement abolitionniste à puiser dans une réserve cachée de militants.</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1345">
<title>Quand les religions prônent l’abolition</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1345</link>
<description>&lt;strong&gt;Kippa, foulard et col blanc de prêtre se sont réunis à une table ronde pour soulever le problème de la religion vis à vis de la peine de mort.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/religions.jpg&quot; alt=&quot;Religions&quot; /&gt;La condamnation à mort est interdite dans le bouddhisme. Et pourtant, « elle n’en demeure pas moins soutenue par de nombreux moines », souligne Danthong Breen, le président de l’union pour les libertés civiles en Thaïlande. Car c’est l’adage en Asie : « Celui qui sème le mal récolte le mal. »&lt;br /&gt;
« Au sein de l’islam, précise la théologienne de l’islam, Siti Musdah Mulia, il y a une place prépondérante au respect de la vie humaine. » Pour les croyants, l’homme est la création de Dieu, lui seul peut décider de la valeur de l’être humain. « Ce qui implique, insiste la théologienne indonésienne, que la peine physique ou psychologique est presque interdite puisque la dignité humaine est sacrée. ».&lt;br /&gt;
Les religions du Livre vont toutes dans le même sens : l’enseignement religieux est incompatible avec la peine de mort, c’est le pardon qui prime.&lt;br /&gt;
Mais que dire de loi du Talion… « Œil pour œil et le monde entier deviendra aveugle », ironisait Gandhi. Alors oui, c’est vrai, « la Bible dans sa lecture littérale prône la peine de mort » rappelle Marc Raphaël Guedj, l’ancien Grand Rabbin de Genève. Le judaïsme lui préfère l’interprétation du Talmud. « Œil pour œil se comprend, selon Marc Raphaël Guedj, plutôt en termes de valeurs, en terme du coût du paiement compensatoire : un homme qui a perdu sa main devra trouver une compensation pour la perte de son outil de travail ou un remplacement de sa main ». Le talmud précise même qu’un tribunal qui condamne à la peine de mort est un tribunal d’assassins.&lt;br /&gt;
Finalement pour tous les textes, le principal écueil est celui de l’interprétation. Et pour éliminer la culture de la violence et de la cruauté, rien de mieux que l’éducation et le bien être des populations.</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
</item>
<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1344">
<title>Criminalité et populisme freinent l’abolition dans les Caraïbes</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1344</link>
<description>&lt;strong&gt;La région caraïbe a longtemps occupé une position avant-gardiste : le premier pays du monde à abolir la peine de mort fut le Vénezuela. Pourtant, elle représenterait aujourd’hui 5 % des exécutions mondiales.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Juan Matos de Juan, président du Comité contre la peine de mort du barreau de Porto Rico, plusieurs facteurs expliquent cette tendance : la politique de sévérité contre le crime, le soutien politique et public à la peine de mort et l'influence américaine dans la politique régionale.&lt;br /&gt;
La démonstration de Piers Bannister, coordinateur peine de mort pour Amnesty International, est implacable : « Derrière l'image touristique des Caraïbes, la réalité est beaucoup plus désagréable. La pauvreté est un problème grave, beaucoup de personnes vivent dans des situations très difficiles. »&lt;br /&gt;
La région a le taux de criminalité le plus élevé de la planète. La Jamaïque, par exemple, a le 3e taux de criminalité le plus élevé du monde (derrière l'Afrique du Sud et la Colombie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On va pendre des gens »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Actes de violence aveugle pour quelques dollars, violence domestique, tensions ethniques, violence liée au trafic de drogue : face à cette accumulation de crime, la population veut des solutions. Bannister explique : « Les politiciens, pour endiguer la criminalité disent &quot;On va pendre les gens&quot; et la population est enthousiaste. Les politiciens ne peuvent rompre ce cercle, même s'ils sont personnellement contre la peine de mort. » Alors, comment créer un espace où chacun pourra assumer ses convictions ?&lt;br /&gt;
Saul Lehrfreund, avocat britannique et co-directeur de Death Penalty Project, partage ce point de vue : « Il faut trouver une dynamique qui incite les politiciens à changer, qu'ils ne se cachent plus derrière des références bibliques, derrière la loi du talion. Il faut encourager les Caraïbes à prendre des décisions courageuses. »</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
</item>
<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1341">
<title>L’Asie entre tendance abolitionniste et tentation populiste</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1341</link>
<description>&lt;strong&gt;Au moins 76 % des exécutions dans le monde ont lieu en Asie. Malgré ces chiffres impressionnants, Bikramjeet Batra, avocat indien pour Amnesty International, est optimiste et explique que « la tendance asiatique est vers l'abolition ».&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Batra précise néanmoins que le territoire asiatique est grand et manque d'homogénéité.&lt;br /&gt;
Sun Zhongwei, avocat et membre du Beijing Death Penalty Defence Lawyers Network en Chine, partage son optimisme. Ce réseau d'avocats a pour objectif de faire baisser le nombre d'exécution et finalement d'abolir la peine de mort. « Je suis sûr que la Chine va finir par abolir la peine principale », assène-t-il.&lt;br /&gt;
Pour illustrer son propos, Sun détaille les récents changements judiciaire chinois.&lt;br /&gt;
En 1997, la Chine a réduit la portée de l'application de la peine principale, l'autorisant pour les crimes les plus graves et l'interdisant pour les mineurs. Autre avancée, depuis 2007, la cour suprême de Pékin examine toutes les condamnations à mort ordonnée par des cours régionales.&lt;br /&gt;
Mais son enthousiasme fait face au nombre des exécutions, qui reste massif en Chine.&lt;br /&gt;
Un aspect à prendre en compte dans cette lutte est l'adhésion populaire à la peine de mort. A Taïwan, selon de récentes statistiques, 74% de la population est favorable à la peine capitale.&lt;br /&gt;
Comme le souligne Bhatara Ibnu Reza, coordinateur des recherches sur les droits humains pour Imparsial, « lors des élections de 2008, le gouvernement a essayé d'attirer les votes en exécutant les gens, ce fut terrible ». Mais pour lui, il n'y a pas de lien entre la question de la religion (l'Indonésie est le pays à la plus forte population musulmane du monde) et des exécutions.&lt;br /&gt;
La tentation politique, elle, est réelle : « Le gouvernement qui veut plaider pour la peine de mort en utilisant le prétexte islamique pour avoir les faveurs du public est ce qu'il y a de pire. »</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
</item>
<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1340">
<title>L’abolition vue par la police et la justice américaines</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1340</link>
<description>&lt;strong&gt;On peut consacrer sa vie à la répression du crime dans un pays rétentionniste et affirmer son opposition à la peine de mort. James Abbott fait partie de cette catégorie de plus en plus nombreuse.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes dans le New Jersey, état voisin de New York. James Abbott est chef des forces de police. « J’ai dédié ma vie à la sécurité des habitants, je suis responsable de la punition des criminels, et conscient que nous – policiers – risquons nos vies pour cela. » Il l’admet sans sourciller, il a longtemps soutenu la peine de mort, et ne pensait jamais changer d’avis.&lt;br /&gt;
« Je suis pour la peine de mort en théorie, mais en pratique cela fait trop de mal, donc je suis devenu abolitionniste. ».&lt;br /&gt;
Ses fonctions l’ont conduit à participer à la commission d’étude du New Jersey sur la peine de mort. Il est toujours partisan des politiques dures, en faveur des victimes et sans complaisance pour les meurtriers, mais « en 6 mois d’études et de consultations, j’ai changé d’avis sur la peine de mort».&lt;br /&gt;
Son argument : la souffrance des familles de victimes. Elles veulent faire leur deuil, et non attendre des années les différents appels, puis l’éventuelle exécution du responsable, qui en outre focalise l’attention des médias.&lt;br /&gt;
« Il y a tellement de souffrances pendant cette période, raconte-t-il, que les familles nous ont demandé d’arrêter ce processus ». On parle du New Jersey, mais dans tout Etat rétentioniste, même au Texas, la peine de mort prend des années et coûte des millions de dollars. En Californie, cela coûte 137 millions de dollars par an, précise John Van de Kamp, le procureur du District de Los Angeles et ancien procureur général de Californie.&lt;br /&gt;
En économisant ces frais, le policier et le procureur proposent de mettre en place une aide psychologique et financière pour les familles, mais aussi plus de moyens pour les investigations notamment des analyses ADN.&lt;br /&gt;
James Abbott conclut, « la vie en prison sans possibilité d’en sortir, c‘est la meilleure alternative ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pierre Akele&lt;/strong&gt; a plusieurs fois prononcé la peine de mort en tant que juge. Il est président de la Haute Cour militaire de la République Démocratique du Congo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;object width=&quot;340&quot; height=&quot;191&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9851269&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff0000&amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9851269&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff0000&amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; width=&quot;340&quot; height=&quot;191&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
« La plupart de ceux qui sont en faveur de la peine de mort n’ont jamais expérimenté la peine de mort, comme j’ai pu le faire. Il y a une dynamique du procès, une dynamique de l’enquête qui vous y conduit inexorablement. Ce n’est que plus tard que l’on se rend compte de son erreur, et là c’est un drame. Un drame que je porte encore aujourd’hui. »</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
</item>
<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1337">
<title>ONG et Europe main dans la main</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1337</link>
<description>&lt;strong&gt; L’implication de l’Union européenne dans le soutien à de nombreux projets de défense des droits de l’homme n’est plus à démontrer. Et les associations abolitionnistes ne sont pas en reste.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/europe.jpg&quot; alt=&quot;Europe&quot; /&gt;Une militante qui travaille avec le barreau américain des avocats explique que ses projets ont déjà reçu deux subventions. « Une des raison de notre réussite, c‘est qu’ils comprennent beaucoup de sujets avec un suivi de l’arrestation jusqu'à l’exécution. Avec une attention particulière aux minorités ethniques, aux handicapés mentaux et aux pratiques des forces de l’ordre. Nos rapports portent sur le long terme, même au Texas nous projetons de discuter avec des prochains cabinets et gouvernement qui, dans ce futur, nous écouterons peut-être », détaille-t-elle pour expliquer aux autres quels critères lui ont permis de recevoir des financements européens.&lt;br /&gt;
Les institutions européennes et les Etats sont eux reconnaissant du travail des associations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;« Associations, venez nous voir en ambassade »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un membre de la délégation française à Genève insiste : « Le partenariat est fondamental sur la peine de mort ; on ne peux rien faire sans les ONG. Nous avons besoin de vous et d’être en synergie avec vous. Alors que la France présidait l’union, l’exécution d’un mineur devait avoir lieu au Yemen. Nous sommes intervenu au niveau du président yéménite. Il a suspendu cette peine. Mais nous manquions de partenaires sur place pour gérer la suite, notamment la tradition locale du prix du sang, pour que la famille de la victime ne soit pas lésée. Associations, mettez vous ensemble et venez nous voir en ambassade. Si une ne peut vous recevoir, allez en voir une autre d’un pays de l’Union. »&lt;br /&gt;
Un dernier conseil : oui, la Commission européenne peut soutenir discrètement une association. Une aide financière pour un projet ou une association clandestine dans un pays où elle est interdite. A bon entendeur, salut.</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
</item>
<item rdf:about="http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1336">
<title>Comment favoriser l’abolition au Moyen- Orient et en Afrique du Nord ?</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1336</link>
<description>&lt;strong&gt;Triste constat : selon Amnesty International, le monde arabe compte 21 % des exécutions dans le monde. Un seul des 22 pays membres de la Ligue Arabe est abolitionniste, Djibouti.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/mena.jpg&quot; alt=&quot;Mena&quot; /&gt;Certains sont sur la voie du moratoire ou abolitionnistes de fait, mais il reste des pays loin de l'abolition où parfois même, le travail des activistes des droits humains est menacé.&lt;br /&gt;
Taghreed Jaber, directrice pour le monde arabe à Penal Reform International, explique que « le principal obstacle à l'abolition est la mauvaise interprétation de la charia islamique ». Alors comment trouver les moyens et stratégies susceptibles d'appuyer le mouvement contre la peine de mort dans le monde arabe?&lt;br /&gt;
Miloud Brahimi, avocat algérien, explique « l'Algérie n'est pas mûre sur le plan interne, mais on peut espérer que la solution viendra de l'extérieur. Je pense notamment à la Turquie, qui s'est donné une chance pour entrer dans l'Europe en prenant conscience de la question de la peine de mort. La Pologne aussi, qui une fois dans l'Union Européenne ne pouvait revenir en arrière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Jordanie « au début du chemin »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution extérieure ou un exemple interne au monde arabe : la Jordanie. Pour Nisreen Zerikat, avocate, la Jordanie doit être un modèle positif dans la région. Le gouvernement a adopté un plan pour réduire le nombre de crimes punis par la peine de mort. « On est au début du chemin », affirme Nisreen Zerikat, « mais beaucoup d'efforts sont faits. »&lt;br /&gt;
Directeur du bureau régional pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord d'Amnesty International, Ahmed Karaoud assure que le nombre des opposants à la peine de mort augmente tous les jours, mais il ajoute que « les militants ont besoin de solidarité ». Il rappelle que la lutte contre la peine de mort va de pair avec la lutte pour des procès plus équitable.</description>
<dc:creator>ECPM</dc:creator>
<dc:date>2010-02-28T00:00:00+01:00</dc:date>
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<title>« Les universitaires peuvent donner une certaine technologie aux militants »</title>
<link>http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=1333</link>
<description>&lt;img src=&quot;http://www.abolition.fr/test/upload/photos/arroyo.jpg&quot; alt=&quot;Arroyo&quot; /&gt;Luis Arroyo Zapatero est le directeur de l’Institut de droit pénal européen et international de l’université Castilla-La-Mancha. Il a initié en 2009 la création d’un Réseau universitaire pour l’abolition de la peine de mort. A l’issue de l’atelier sur la promotion de l’abolition par la recherche et la collaboration universitaire au Congrès mondial, il fait le point sur ces questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En quoi consiste votre projet de réseau universitaire pour l’abolition de la peine de mort ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L’idée est de mettre en commun des travaux de recherche et des publications. On trouve des articles sur la peine de mort en anglais. En France, on en trouve en français. En espagnol, on ne trouve rien. Il s’agit de diffuser par le livre bien sûr, mais aussi par le portail web &lt;a href=&quot;http://www.academicsforabolition.net&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;&quot;&gt;Academicsforabolition.net&lt;/a&gt;, gratuitement et avec une qualité universitaire, y compris des documents historiques. Nous avons également un accord avec l’école de traduction de Tolède pour produire une brochure en arabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vous venez d’échanger avec les militants abolitionnistes. Qu’attendent-ils des universitaires ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les militants attendent de l’aide. Nous pouvons donner les fondements d’une idée politique. Par exemple, nous sommes en train de travailler sur les relations entre opinion publique et peine de mort. Nous pouvons donner une certaine technologie aux militants pour la vie et le développement de l’action pour le moratoire et l’abolition.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
De votre côté, qu’espérez-vous de la part des militants ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ce dont nous avons le plus besoin dans le temps présent, c’est de la passion, notamment pour savoir ce qui se passe en-dehors de la forteresse européenne. Le président Zapatero a bien mis en lien la peine de mort avec les objectifs du millénaire – la lutte contre la pauvreté, pour les droits de l’homme, contre les violences faites aux femmes… Il faut mettre les choses en commun, ne pas isoler la lutte contre la peine de mort de celle contre la violence et pour le respect des droits de l’homme.</description>
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