Suite à la notification de l'accusation déposée devant la cour d'appels le 1er juin, le 12 juin l'accusation et la défense ont déposé une requête conjointe signifiant ainsi à cette même cour, leur accord sur une liste de 40 scellés à tester. La cour devrait entériner la requête et renvoyer le dossier vers la cour inférieur afin qu'un arrêt soit signé par le juge qui avait condamné à mort Hank Skinner et qui, à trois reprises, lui avait refusé l'accès aux tests ADN.

D'un commun accord, le laboratoire de police scientifique de Lubbock au Texas a été choisi pour effectuer les analyses. La défense ainsi que ses experts devraient avoir l'opportunité d'évaluer les quantités et l'état de préservation des scellés avant que les tests ne soient effectués.

Si le calendrier présenté dans la requête est respecté à la lettre, les résultats des analyses devraient être connus d'ici quelques semaines.

Voici la déclaration de l'avocat principal de Hank Skinner, Rob Owen:

"Nous sommes heureux d'avoir trouvé un accord qui va enfin permettre les analyses ADN dans ce dossier, néanmoins une sérieuse inquiétude subsiste car ces analyses ne pourront être faites sur un scellé majeur récupéré par la police sur la scène de crime – une veste d'homme trouvée à côté du corps de la victime, Twila Busby, sur laquelle se trouvait des éclaboussures de sang, des cheveux et de la sueur. Dès le début de son combat pour obtenir des tests ADN, M. Skinner insiste sur la nécessité de tester cette veste car elle a probablement été portée par le meurtrier. De plus, depuis le procès, un témoin a positivement identifié cette veste sur photo comme étant celle portée fréquemment par l'oncle de la victime, Robert Donnell, qui avait été vu en train de harceler Twila lors de la soirée de réveillon, peu de temps avant sa mort. Il est indéniable que l'analyse ADN de cette veste est fondamentale pour déterminer l'identité du coupable dans cette affaire.

D'après l'Etat, chaque scellé a été préservé. Il est difficile de comprendre comment l'Etat a réussi a assurer le stockage d'un scellé aussi petit que les coupures d'ongles de la victime, et dans le même temps égarer un scellé aussi volumineux qu'une veste d'homme. A la date d'aujourd'hui, l'Etat n'a donné aucune explication quant à cette disparition de scellé dans cette affaire. Les représentants de l'Etat n'ont pas non plus expliqué pourquoi, lors des nombreuses audiences concernant les demandes de tests ADN de Mr. Skinner, ils ont systématiquement déclaré que les scellés en question existaient et qu'ils étaient en état d'être analysés.

Les médias et le public doivent exiger des réponses à ces questions."

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