Le 17 octobre dernier, Tsakhia Elbegdorj, Président de la Mongolie, se voyait remettre très solennellement le prix de “L’Abolitionniste de l’année 2011”, par l’association Hands Off Cain, pour avoir établit en 2010 dans son pays, un moratoire sur la peine de mort. Il avait déclaré à l’époque, devant le parlement à Oulan-Baator :

“Je demande à la Mongolie de mettre derrière nous cette peine mort qui dégrade notre dignité ».

Elu, en juin 2009, Président de la Mongolie en tant que candidat du Parti démocratique, Tsakhia Elbegdorj est connu depuis longtemps pour ses positions abolitionnistes. Il avait soutenu la suppression de la peine de mort dans le cadre de la réforme constitutionnelle, 19 ans plus tôt, alors qu’il était élu parlementaire. Il a également contibué à la rédaction de la nouvelle constitution mongole, grâce à laquelle la Mongolie est devenue la première démocratie constitutionnelle d’Asie centrale.
Son parcours politique démontre que l’abolition de la peine de mort est un combat qui doit être mené conjointement avec l’affirmation de la démocratie.

Alors que les mouvements abolitionnistes croyaient l’Asie –continent où est perpétré le plus grand nombre d’excutions – impénétrable, le travail mené par Tsakhia Elbegdorj redonne de l’espoir.

Lire (en anglais) le communiqué officiel de la Présidence