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Le Tribunal de Tunis a récemment prononce la peine capitale à l’encontre du meurtrier d’un adolescent de 14 ans, assassiné à Manouba le 20 mars 2011 ; faisant de cette condamnation, la première depuis la chute de Ben Ali.

Néanmoins, rassure Maitre Mohamed Saidana, avocat tunisien, "les juges sont supposés prononcer la peine capitale pour les crimes de meurtre. Cependant, l’exécution de la sentence est une autre question ». En effet, les ordres d’exécutions doivent recevoir la signature du Président, et l’actuel Président Moncef Marzouki, défenseur des droits humains reconnu, a formellement assuré qu’il n’en signerai aucun, et ce jusqu’à la fin de son mandat.

Alors que la Tunisie aspire à l’application d’une Justice transitionnelle, la question du respect des droits de l’homme est omniprésente. La lutte pour l’abolition de la peine de mort est devenue un plaidoyer prioritaire pour les défenseurs des droits humains, comme l’illustre la déclaration de Lotfi Azouz, directeur d’Amnesty International, membre fondateur de la Coalition tunisienne contre la peine de mort « il est impératif que la peine de mort soit abolie dans le droit tunisien ».