Le procureur du tribunal militaire du Kef (nord-ouest de la Tunisie) a requis le 23 mai dernier la peine capitale contre l’ex-président Tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, jugé par contumace pour complicité d’homicides volontaires dans la répression, en janvier 2011, du soulèvement populaire.
Le procureur a également requis les « sanctions les plus sévères possibles » pour les vingt-deux coaccusés, hauts responsable du régime, poursuivis pour la mort d’au moins 22 personnes à Thala et Kasserine, villes du centre-ouest de la Tunisie où le soulèvement populaire, qui avait été très durement réprimé, a provoqué la fuite de Ben Ali le 14 janvier 2011 en Arabie saoudite.
Ben Ali cumule déjà, au civil, des condamnations à soixante-dix années de prison notamment pour détournements de fonds, trafic de drogue et abus de biens publics. Il fait également l’objet, avec son épouse Leïla Trabelsi d’un mandat d’arrêt international. Mais, l’Arabie saoudite n’a, jusqu’à présent, pas répondu aux demandes tunisiennes d’extradition.